Père indigne



La série britannique Shameless, sorte de croisement improbable entre Les Bougon et Quelle famille, vient de débarquer sur Tou.tv. Elle met en vedette Frank Gallagher, un pauvre homme ivre mort 20 heures sur 24, dont la femme, partie chercher du pain, n’est jamais revenue, le laissant seul avec ses 6 enfants.

Je m’attendais à assister aux efforts surhumains d’un père chômeur pour subvenir aux besoins de sa progéniture. Grosse erreur! Car Frank Gallagher dépense une bonne partie de ses allocations familiales au pub et ne ressent aucune culpabilité à le faire (d’où le titre de la série.) En réalité, si ses enfants n’étaient pas là pour s’occuper de lui, il ne survivrait probablement pas.

Vous avez compris qu’on est loin de la vision idéalisée de la famille que l’on voyait à la télévision il n’y a pas si longtemps.

Malgré tout, l’acteur réussit à rendre attachant son personnage d’ours mal léché. (En fait, il me fait penser un peu à Hugh Laurie dans Dr House.) J’ai été très touchée par l’amour que lui vouent, envers et contre tous, ses enfants.

Comme les Bougon et les Tremblay (Quelle famille), les membres des Gallagher sont liés par une solidarité inconditionnelle. Leur plus grande force, c’est leur capacité à faire front commun face à l’adversité.

Bref, même si la famille au petit écran a bien changé, elle a conservé cette caractéristique. Serait-ce la raison pour laquelle nous restons si fascinés par ces histoires? Est-ce qu’il y aurait, dans cet amour et ce soutien entre les personnages (ce qui n’exclut pas les baffes et les chicanes, surtout chez les Gallagher!) quelque chose qui nous rassure, qui brise notre sensation d’isolement et nous offre un rempart contre le monde?

En ce qui me concerne, c’est l’ingrédient qui a fait que j’ai été captivée rapidement par l’histoire de ces personnages flamboyants. Et puis, vous verrez que Les Bougon, comparés à cette série, c’est presque Quelle famille! Car la télévision britannique enfreint les tabous avec des scènes qui font parfois décrocher la mâchoire.

Mais ça, c’est un autre sujet!


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Avec Tou.tv, passez le temps des FĂŞtes en bonne compagnie



Cette annĂ©e, les Ă©missions spĂ©ciales de fin d’annĂ©e de la tĂ©lĂ©vision de Radio-Canada sont toutes mises en ligne le soir de leur rediffusion tĂ©lĂ©.

Pour mieux vous y retrouver dans votre programmation télé du temps des Fêtes, voici notre calendrier de mise en ligne des importants rendez-vous télévisuels :

1er janvier en soirée :
Bye Bye 2011
Et Dieu crĂ©a… Laflaque : pour une poignĂ©e de bâtards
La petite séduction: spéciale Noël 2010
La Revue acadienne: spĂ©ciale fin d’annĂ©e
Infoman 2011
Studio 12: spĂ©ciale fin d’annĂ©e

2 janvier en soirée :
Tout le monde en parle : spĂ©ciale fin d’annĂ©e

En plus de ces émissions, Tou.tv vous propose plus de douze films exclusifs à Tou.tv, ainsi que quantité de séries à voir.

Voici la bande-annonce pour quatre d’entre elles. Avec Tou.tv, passez le temps des FĂŞtes en bonne compagnie!



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En audition avec Simon: du Watatatow au 3e degré



Ça m’a pris un moment pour m’adapter Ă  l’humour d’En audition avec Simon.

Au dĂ©part, je trouvais les sketches remplis de colère et de frustration. C’est que je m’identifiais aux comĂ©diens que Simon-Olivier Fecteau maltraitait. Puis, je me suis tranquillement mis dans la peau du personnage d’Étienne, ce spectateur attentif. Et lĂ , j’ai commencĂ© Ă  vraiment apprĂ©cier les capsules.

Étienne, c’est l’assistant silencieux, le bon gars qui veut juste bien faire, le seul Ă  compatir avec les comĂ©diens dans cette histoire.

Étienne, le gars qui jouait dans Watatatow à une autre époque, et qui joue son propre rôle de comédien en rémission, qui réintègre le monde du show-business et qui est coincé avec un fou qui passe en audition les plus grandes personnalités du Québec, et qui fait tout rater chaque fois.

C’est par cette identification au personnage d’Étienne que je suis entrĂ© dans En audition avec Simon, et c’est avec ce personnage que j’en sors.

Car j’ai bien aimĂ© les mini-rĂ©voltes d’Étienne contre Simon, et surtout le clin d’oeil que fait la dernière capsule de la troisième saison Ă  Watatatow : Étienne obtient le financement pour Watatatow, le film.

Étienne réussit à financer un film, là où Simon a échoué sur toute la ligne. Quel beau détour du destin! Et quelle bonne finale.

Bref, cette websérie aura combiné beaucoup de bonnes idées et beaucoup, mais alors là beaucoup, de beaux moments de malaises.

Si j’avais Ă  faire une sĂ©lection des trois capsules qui m’ont le plus fait rire :

- Claude Legault, 3e saison.
- Sophie Cadieux, 2e saison.
- La saga André Robitaille (1re partie, 2e partie, 3e partie), 1re saison.

Et vous, quel serait votre palmarès?


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Hard, la série qui vous « prend »



À première vue, je n’étais pas certaine de regarder une comédie se déroulant dans le milieu de la porno, qui n’a pas la réputation d’être spécialement drôle. Mais en insatiable curieuse que je suis, je n’ai pu me retenir d’y jeter un coup d’œil. Et je fus emprisonnée dans les filets de cette comédie complètement folle.

Un peu comme la série américaine Weeds, à laquelle elle a parfois été comparée, Hard met en vedette Sophie, une mère de famille traditionnelle qui sera brusquement immergée dans un milieu dont elle ignorait tout. En effet, Sophie n’avait aucune idée que son mari, décédé accidentellement, était à la tête de SOPHIX, une compagnie de production de films « pour adultes ». L’entreprise étant criblée de dettes, elle n’aura pas le choix, à court terme, d’essayer de la sauver pour conserver son train de vie. Ce qui provoquera un choc culturel intersidéral. De ce big bang émergeront des situations et des dialogues à hurler de rire.

Évidemment, il s’agit d’une vision idéalisée de ce milieu. On est beaucoup plus près de l’univers carnavalesque d’une série comme Cover girl que de l’ambiance glauque habituellement choisie pour dépeindre le domaine. Et puis les acteurs pornos sont « canon », comme diraient nos cousins français.

Et quand Sophie, à son grand désarroi, commence à éprouver des sentiments pour « Roy Lapoutre », le « comédien » fétiche de la boîte, les choses se corsent.

Mention spéciale à Natacha Lindinger, l’excellente comédienne interprétant le rôle de Sophie , qui porte littéralement la série sur ses épaules. Tout en jouant à merveille le côté coincé du personnage, elle sait aussi rendre de façon très touchante le désarroi de cette jeune veuve.




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La galère: toutes pour une, une pour toutes



J’espère que ma sensation de manque qui dure toujours trois semaines, depuis la diffusion du dernier épisode de La galère, va passer. Vivement la prochaine saison!

En tout cas, celle-ci m’a remuée jusqu’au trognon. La scène où les filles se précipitent à l’aéroport pour empêcher Stéphanie de partir ne cesse de repasser dans ma tête. Parce que cette scène, je l’avais déjà vue cent mille fois dans des comédies romantiques. Un garçon (ou une fille) court comme un fou à la gare, au terminus d’autobus ou au coin de la rue pour rattraper son âme sœur qui part au loin, persuadée que l’autre ne l’aime pas.

Par contre cette fois, il ne s’agissait pas d’un couple. Mais d’un cercle de copines tissé serré en dépit de toutes les trahisons, les humiliations, les mauvais coups et les malentendus.

Tout cela m’a fait réaliser à quel point les êtres humains ont désespérément besoin, avant tout, d’amour inconditionnel. Et La galère, peut-être sans le vouloir, fait la démonstration que cela peut se créer ailleurs que dans le couple traditionnel, même si plusieurs n’y croient pas ou, pire, considèrent cela comme anormal (grrr j’en veux particulièrement au conformiste et rigide Romain pour ça!).

Bref, à tous ceux qui, comme moi, n’ont pas trouvé chaussure à leur pied, je dis : rassurez-vous. Nous ne finirons pas nécessairement seuls dans notre appartement, dévorés par des bergers allemands. Plutôt réconfortant, non?

Et vous, comment comblerez-vous votre manque en attendant leur retour?


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Tou.tv lance sa programmation 2011-2012



Tou.tv dévoile aujourd’hui une programmation enrichie de nouvelles webséries originales, de téléséries, de courts métrages et de documentaires historiques. En plus des émissions de la Télévision de Radio-Canada offertes en rattrapage, Tou.tv lancera une trentaine de nouveaux titres au cours des prochains mois.

On retrouvera avec plaisir Simon Olivier Fecteau et son acolyte Étienne de PassillĂ© dans douze nouvelles capsules d’En audition avec Simon. C’est le cinĂ©aste Denys Arcand qui ouvre cette 3e saison.

Une nouvelle capsule sera mise en ligne chaque jeudi mettant en vedette, entre autres, Cœur de pirate, Claude Legault, Émmanuel Bilodeau, Raymond Bouchard, Anne-Marie Cadieux, Véronique Cloutier, Jean-Thomas Jobin, Martin Matte et les Chick’n Swell.

Aussi en ligne tous les mercredis et vendredis à compter du 14 octobre: Le stage de Kassandra. Écrite et réalisée par Isabelle Rivest, la websérie raconte les tribulations de Kassandra Lebelle, une stagiaire en enseignement qui évolue maladroitement dans le milieu scolaire.

Chaque lundi, Ă  compter du 17 octobre, Tou.tv prĂ©sentera Kali. Cette websĂ©rie d’action raconte l’histoire de Kali qui, Ă  l’image de Nikita et Jason Bourne, se retrouve au milieu d’un suspense futuriste.

À l’hiver 2012, on pourra compter sur le retour des webséries Dakodak et Temps mort et on découvrira une toute nouvelle websérie conçue exclusivement pour le public de Tou.tv par Mélanie Patry-Spencer, récipiendaire d’une bourse d’écriture Tou.tv.

Enfin, deux webséries américaines prendront aussi l’affiche en première diffusion française, The booth at the end et Pretty tough.

Téléséries, documentaires et courts-métrages

Ă€ venir parmi les nouveautĂ©s au programme de la saison 2011-2012, on dĂ©couvrira une dizaine de tĂ©lĂ©sĂ©ries Ă©trangères offertes en version française dont la comĂ©die espagnole Physique ou chimie, les sĂ©ries britanniques MaĂ®tresses, Whitechapel : le retour de Jack L’Éventreur et Shameless, La vie sur Mars et la populaire sĂ©rie pour ados The Inbetweeners dont la sortie nord-amĂ©ricaine du film est attendue en novembre; ainsi que les sĂ©ries françaises Hard et Merci, les enfants vont bien.

Une dizaine de courts métrages québécois seront à l’affiche, dont une sélection en collaboration avec Prends ça court! et une sélection en collaboration avec l’INIS.


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La galère: un festival d’émotions



Je ne sais pas pour vous, mais les deux derniers épisodes de La galère m’ont gardée rivée sur mon sofa tout en me faisant passer du rire aux larmes au moins 10 fois. Épuisant!

C’est fou comme, avec le temps, on peut s’attacher aux personnages d’une télésérie, au point où l’on a vraiment envie d’aller sonner chez eux et de s’inviter à souper.

Je me suis rendu compte, au fil des annĂ©es, que je m’attachais plus particulièrement Ă  certains d’entre eux – et que ce n’était pas toujours les mĂŞmes d’une saison Ă  l’autre.

Au début, Stéphanie et Claude étaient indéniablement mes chouchoutes. Puis je me suis désintéressée de Claude, devenue un brin trop caricaturale à mon goût. Cet automne, c’est Fred, la fille de Claude, qui me bouleverse complètement chaque fois qu’elle apparaît à l’écran. Avec son petit côté Lisbeth Salander, son regard où se devine une sensibilité d’écorchée vive, j’ai vraiment envie de l’adopter sur-le-champ. Ensuite, à ma grande surprise, j’ai développé un attachement viscéral à Isabelle, alors qu’auparavant c’était justement ce personnage que je trouvais un peu trop cliché.

Dernièrement, j’ai eu la chance d’assister à une présentation où l’auteure, Renée-Claude Brazeau, parlait de son travail d’écriture et disait s’être inspirée, pour le drame que vit Isabelle, du livre-témoignage écrit par la Française Fabienne Piel : J’ai peur d’oublier.

Cette dernière a appris qu’elle souffrait de la maladie d’Alzheimer dans la quarantaine. Un téléfilm inspiré de ce livre vient d’ailleurs tout juste de remporter un prix en France. Je ne peux m’empêcher de penser aussi au cinéaste Claude Jutra et à sa fin tragique. Évidemment, ces pensées, doublées de l’automne qui s’installe peu à peu, me rendent un peu tristounette.

Finalement, c’est une excellente chose que Claude soit là pour me faire rire. Cela dit, quelqu’un sait où je pourrais me procurer une bonne lampe de luminothérapie?



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Cosmos 1999: retour dans le futur



Lorsque j’ai appris que la série adorée de mon adolescence, Cosmos 1999, allait être mise en ligne sur Tou.tv, j’ai failli m’évanouir de bonheur.

Rien ni personne n’aurait pu me faire manquer ce rendez-vous hebdomadaire, à l’époque où ma famille remisait temporairement ses batailles de la journée pour se coller ensemble sur le sofa, dans l’attente béate de nos programmes favoris.

Ah, les amours non avouées ni consommées, mais combien bouleversantes, du commandant Koenig et de la docteure Helena! Oh, les transformations de l’extraterrestre Maya en monstre, en souris ou en insecte! Cette dernière allait-elle finir par craquer pour le playboy de l’équipage, le séduisant Tony? L’équipage d’Alpha allait-il réussir à trouver une planète pour y établir 6 milliards de tatas – oups, non ça c’est une autre histoire!

Revoir cette production après plus de 30 ans d’évolution télévisuelle m’a donné un genre de choc vagal. Évidemment, les effets spéciaux ont fait phénoménalement de chemin depuis, et certaines scènes font sourire. Le jeu des comédiens, glacial et quasi robotique, rappelle parfois une autre télésérie des créateurs de Cosmos, Les sentinelles de l’air (mettant en vedette des marionnettes).

Mais un petit bond sur Internet et on découvre à quel point des fans du monde entier vouent toujours un culte à Cosmos 1999. On trouve même des pétitions exigeant une nouvelle version, des rediffusions, etc. J’ai même appris que le doublage français de cette série avait été réalisé au Québec! Éric Bernard, un Québécois, assisté de plusieurs autres grosses pointures au Canada, en Europe et aux États-Unis, a même travaillé à moderniser la série en retravaillant les effets spéciaux, le montage, l’ordre des épisodes, etc. Le projet, baptisé Cosmos 2099 (merci à un ami Facebook de nous avoir mis sur la piste), suscite énormément d’intérêt – mais ne peut être utilisé commercialement pour des questions de droits, si j’ai bien compris.

Pourquoi donc toute cette passion, 36 ans plus tard? À mon humble avis, malgré tout le côté anachronique de la production, le charisme des acteurs, dont Martin Landau et Barbara Bain, est toujours au rendez-vous.

Ensuite, le côté existentiel de la série – notre solitude dans un univers infini, notre ignorance du fonctionnement absolu de celui-ci, notre impuissance dans certaines circonstances incontrôlables et imprévisibles – est toujours fascinant. Voilà, entre autres, pourquoi je vais continuer à la regarder, sans doute poussée également par la nostalgie de mon émerveillement d’alors.

Je trouve d’ailleurs assez incroyable que la musique du générique de début (malgré le son de « cacane ») me donne toujours la chair de poule. Comme quoi les expériences du passé (bonnes ou mauvaises) continuent de nous hanter longtemps.



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Les chefs!: maintenant je sais que les oursins soufflés me font boursoufler



Je ne vous ai pas oubliés! Disons que la mésaventure que j’ai vécue a retardé la publication de la semaine dernière.

Après le septième épisode, j’étais vraiment contente de pouvoir travailler un produit qui est peu utilisé et qui sort de l’ordinaire. J’ai donc décidé d’aller à la poissonnerie la plus proche pour me procurer des oursins.

Sans faire la sauce blanche au poisson que le chef Daniel Vézina proposait, j’ai réussi à trouver une recette qui me semblait succulente. Voici ce dont vous avez besoin pour réaliser des oursins soufflés:

• 1 douzaine d’oursins
• 4 œufs frais

Pour ceux qui croient que les oursins piquent, vous avez raison, mais vous n’avez pas besoin de gants de latex pour les manipuler. Afin d’ouvrir les oursins, j’ai suivi à la lettre les conseils divulgués pendant l’atelier des chefs.

Bref, pour réussir la recette que j’ai trouvée, il faut en premier lieu vider les oursins, conserver les gonades et laver les coquilles puisque nous allons les utiliser pour faire notre montage.

Ensuite, il faut, hors du feu, incorporer trois jaunes d’œuf et les gonades. Par la suite, monter quatre blancs d’œufs en neige et incorporer au mélange.
Pour terminer, il faut remplir les oursins puis les mettre au four 15 minutes à 180 degrés Farenheit.

Pour être honnête, le tout a été quelque peu facile jusqu’au moment où j’ai fait une réaction allergique.

Prise dans la petite cuisine de mon 4 ½, j’ai décidé de goûter à ma mixture avant de la mettre au four. Ce fut la fin de mon repas puisque 10 minutes après ma dégustation, mon visage a commencé à enfler jusqu’au point où j’avais de la difficulté à voir! Bref, je vous épargne les détails, mais je vous confirme que mon chat avait de la difficulté à me reconnaître.

Après quelques jours, j’ai décidé d’aller voir le médecin afin de savoir si j’étais allergique aux produits de la mer. Vu ma réaction, le résultat s’est avéré positif. En vertu de ma condition, je n’ai pu faire le défi de cette semaine ni l’atelier du chef. Je suis certaine que vous comprenez.

J’espère que la semaine prochaine, on proposera autre chose que du poisson!



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Les chefs! : du canard sauvage au menu

Pour la sixième émission des Chefs, je ne suis pas au bout de mes peines. Moi qui pensais avoir tout vu avec les pâtes fraîches, maintenant, je me heurte au défi des Premières Nations. Disons que toute la semaine, j’ai rongé mes bas à savoir si j’allais réaliser le défi ou vous inventer une raison pour laquelle je n’aurais pas pu faire la recette.

Après quelques jours de réflexion, j’ai décidé de me mouiller partiellement. En fait, je n’avais aucune intention d’acheter une oie entière. J’ai donc décidé de modifier quelque peu la recette : j’allais cuisiner avec ce qu’il y avait dans mon frigo.

Après quelques recherches sur le web, j’ai dĂ©couvert que la cuisine des Premières Nations met de l’avant les produits de la pĂŞche et de la chasse. Étant chanceuse dans ma malchance, j’avais Ă  portĂ©e de la main un canard sauvage. Pour ce faire, j’ai dĂ©cidĂ© de concocter un magret de canard Ă  l’amaretto, purĂ©e de panais au thĂ© du Labrador, tĂŞtes de violon Ă  l’ail des bois.

Je l’avoue : c’est une recette de mon invention. De plus, je ne savais pas si le mélange des différentes saveurs et des ingrédients allait bien se marier. Qu’importe.

Concernant la recette de lĂ©gumes que les aspirants chefs Robin Filteau–Boucher et Guillaume St-Pierre ont créée, je dois avouer que ça s’est bien passĂ©. J’ai cuit les panais dans la crème, j’ai rĂ©duit en purĂ©e jusqu’Ă  ce que j’atteigne une substance lisse. Par la suite, j’ai glacĂ© mes lĂ©gumes avec un peu d’eau et de beurre et ajoutĂ© les herbes salĂ©es. Le tout Ă©tait très bon, et je dois avouer que les dĂ©tails prĂ©sents sur la page de l’émission ont Ă©tĂ© très utiles.

Pour le canard, je suis réellement sortie de ma zone de confort. J’ai fait appel à ma sœur qui a suivi un cours de cuisine. Avec ses conseils, j’ai pu réussir mon magret de canard. À ma grande surprise, ce n’était pas si difficile. La cuisson n’était, par contre, pas à point, mais j’ai pu le manger malgré le mariage des saveurs un peu étrange.

Concernant la cuisine des Premières Nations, je dois avouer que l’épisode 6 des Chefs a réellement piqué ma curiosité. J’ai donc décidé de me procurer le livre du chef Manuel Kak’wa, PachaMama : cuisine des Premières Nations. Dans ce dernier, vous trouvez évidemment des recettes, mais également beaucoup de récits autour de la culture et des traditions des Premières Nations.

Si vous êtes curieux de cette cuisine, jetez un coup d’œil au livre. Ou consultez ce billet du Journal Métro pour un tour d’horizon de la cuisine des Premières Nations.



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